La biographie de Cristiano Ronaldo
Biographie
Cristiano Ronaldo est écarlate et les rires de ses petits camarades ne font qu'amplifier son humiliation. Pour la énième fois sa professeur s'est moquée de son accent de Madère, mais cette fois, il ne laissera pas passer l'affront. Il se lève et, du haut de ses 12 ans, s'empare de sa chaise et la jette au pied de l'enseignante, abasourdi. Trop tôt privé de l'affection des siens, le gamin de Santo Antonio, quartier populaire de Funchal, ne supporte plus sa vie solitaire au centre de formation du Sporting, à Lisbonne. A l'école Barreiros, il est dissipé. Sur les terrains d'Alcochete, il est impulsif et colérique. A la fin des vacances scolaires, il renâcle à quitter son île chérie.
A cet instant précis, le destin du plus grand espoir du football portugais, l'héritier désigné d'Eusebio et autre Figo se noue. Les dirigeants du Sporting convoquent les parents du jeune joueur. Le deal est simple : ou Cristiano se maitrise ou il rentre à Funchal et peut dire adieu à ses rêves de gloire. Avec l'accord de son mari José, Maria Dolores quitte alors son emploi de cuisinière et s'installe avec son fils. Elle le bichonne, lui prépare le bacalhau à braz (une brandade de morue revisitée) dont il raffole, lui permer d'oublier son douloureux exil... "Sans elle, il n'aurait jamais été devenu le footballeur qu'il est devenu" affirme José.
Rasseréné, le puto maravilha (le gamin merveilleux) peut tenir les promesses entrevues sous le maillot de ses premiers clubs, le FC Andorinha, où son père a été intendant, puis le Nacional Funchal. Dribbles déroutants, force de pénétration, puissance hors du commun, vivacité exceptionnelle, habileté des deux pieds : sa panoplie est déjà digne des plus grandes stars. "Le bon dieu lui a tout donné, affirme l'entraîneur de Rennes Lazlo Bölöni, qui l'a lancé au Sporting. S'il sait rester modeste comme Figo , il peut devenir le plus grand joueur portugais de tout les temps."
Sir Alex Ferguson, le manager de Manchester United, en est convaincu depuis longtemps. Le 6 août 2003, son équipe dispute un match amical face au Sporting, à l'occasion de l'inauguration du stade Alvalade. Résultat : défaite 1-3 et numéro exceptionnel de Cristiano Ronaldo.
"Dans les vestiaires puis dans l'avion du retour, mes joueurs m'ont supplié de le faie venir, explique Ferguson. Ils l'avaient déjà adopté !"
En fait, les deux clubss'étaient mis d'accord pour un transfert en juillet 2004. L'opération est simplement avancée d'une année. Montant du transfert :17.5 millions d'euros. Une somme record en Angleterre pour un adoslescents. A 18 ans le prodige change de monde. Son salaire est multiplée par 150 (passant de 1500 à 200 000 euros par mois). Il est confonté à la rudesse physique du football anglais, au mauvais temps récirrent. Il a surtout le lourde tâche de succéder à l'emblématique David Beckham, parti au Real Madrid. L'ex nantais Eric Djemba-Djemba le prend sous son aile. Ruud Van Nistelrooy lui prodigue de précieux conseils. Son apprentissage est néanmoins difficile. Parce qu'il se retrouve souvent à terre, la cruelle presse anglaise le compare à un poney de cirque !
Mais sa fin de saison fait faire taire tout les persifleurs. Ses performances illuminent la finale de Cup fave à Millwal (3-0) et l'Euro 2004. Au Portugal, il est déjà plus qu'une star, un héros national !
A Manchester, entouré de ses proches (sa mère, son frère Hugo et l'une de ses soeurs, Katia qui vient de sortir un disque), le premier portugais à porter le maillot de United rêve désormais des plus grandes conquêtes. "Il possède la même ambition et la même envie de réussir que Ronaldo (le brésilien du Real) au même âge", affirme Luiz Felipe Scolari, le sélectionneur du Portugal. Ca promet !
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